Les «croyants»,
nous les connaissons, de près ou de loin. Hommes et femmes,
souvent souriants, un jour, ils «ont trouvé la vérité».
Et la dite vérité, après avoir pris corps dans
un homme singulier, s’est figée et fixée dans «un»
livre, unique pour eux, un livre tellement parfait qu’il exclut tous les autres. Car de l’homme singulier-et-référence, auquel
ces croyants vouent un culte, Jésus pour les chrétiens,
Mahomet pour les Musulmans, Moïse pour les Juifs orthodoxes,
ceux et celles qui vivent ou ont vécu après la mort de ces "êtres parfaits"
ne les ont jamais connu, et la «connaissance» qu’ils
prétendent en avoir vient de ce livre, de ces textes, qu’ils
ont appris à lire et à prendre pour, argent, content…
C’est que le fondement évident et en même temps secret
de la logique sectaro-religieuse est partout, nous échappe
partout, alors qu’il est sous nos yeux, à savoir le principe
narratif, «Il était une fois...».
Qu’importe que le corps de Jésus n’ait jamais été
un corps humain, qu’importe que le Prophète ne soit plus là
pour parler, en personne et aux personnes, puisqu’il était une
fois, en Palestine, en Arabie Saoudite, la naissance du Prophète,
… La performance narrative est prouvée, depuis les siècles
des siècles, puisque les lecteurs et les auditeurs des
Evangiles, de l’Ancien Testament, du Coran et des récits sur
la vie du Prophète, écoutent, lisent, entendent,
reçoivent ces récits comme s’il s’agissait de
témoignages, de documents personnalisés, authentifiés,
par lesquels il est possible de faire un voyage dans l’espace et dans
le temps pour se trouver auprès de l’être-sacré.
Que se passerait-il si une auteur comme J.K. Rowling décidait
d’affirmer et de faire de Harry, Potter, un personnage réel de
l’Histoire du Monde ? Que se passerait-il si des personnes devaient
la rejoindre dans ce que d’aucun jugerait maintenant être un
délire ? Même si elle devait être critiquée
et ridiculisée, internationalement et durablement, il n’est
pas impossible que, avec le temps, des croyants appelés
Potteristes se multiplieraient comme les pains, et notamment par le
succès d’une nouvelle théorie d’un complot mondial qui aurait voulu nous cacher toute la vérité. L’encre noire de l’écrivain qui, comme
le démiurge, crée un être qui n’existe pas, le
fait passer du néant à l’être, est bien magique,
et de ce point de vue, des "Evangiles" jusqu’à "Harry Potter et
la coupe de feu", la continuité est structurelle, les héros
ont des pouvoirs magiques, à commencer par les auteurs,
inconnus ou connus. Si nous entrons dans le récit de Pierre Boule, "La planète des singes", et que nous faisons comme si son histoire pouvait se produire, que se passerait-il si les singes devenus maîtres et savants de la planète trouvaient un seul livre, un exemplaire de la série des Harry Potter ? Le petit écolier anglais et magicien pourrait devenir le totem-et-tabou de ces chimpanzés et gorilles… C’est l’action littéraire, dans toute sa
splendeur et lumière, noires, et étant donné sa
puissance de détermination des individus et des peuples, elle
mérite une expertise à la hauteur de celle qui a servi
à son élaboration et son énonciation. Les
conclusions de cette expertise seront décisives, dans la
fondation de cette «Love religion» avec laquelle il
s’agit d’établir cette liaison humaine sur des principes non
sectaires, sans contrôle de la parole et du pouvoir par un seul
ou par un petit groupe. Jusqu’ici, les christianismes, les islams,
les judaïsmes, n’ont jamais été confronté à
telle contradiction.
Schizophrénie et croyances.
Après les primates, il y a eu des hommes dont certains souffrent d’une maladie nommée «schizophrénie»; lesquels dans leurs perceptions hallucinatoires croient entendre le Divin – et voient ses envoyés – leur donnant des ordres. Ils sont alors en certitude d’être désignés pour une mission divine.
Psychose hallucinatoire, délires mystiques, croyances, religions.
Ni Dieu, ni Diable, seulement et totalement une maladie psychiatrique.
D’un autre âge, ceux qui se disaient en communication avec Dieu étaient et sont encore appelés «prophètes» avec leurs écrits indiscutables.
De nos jours, ceux qui entendent des voix ont pour certitude que Dieu leur parle ; ce sont nos jeunes en psychose hallucinatoire paranoïde (schizophrénie) dont le traitement relève de la psychiatrie.
Ce qui est inscrit sur la notice pharmaceutique d’un antipsychotique de dernière génération : «… est utilisé pour traiter une maladie qui s’accompagne de symptômes tels que entendre, voir et sentir des choses qui n’existent pas, avoir des croyances erronées…».
Cette relation vous semble inadmissible, alors je vous mets au défi de citer une seule autre manifestation qui soit à la fois l’œuvre présumée de l’Au-delà et également les symptômes d’une maladie.
Bien et Mal, Bons et Méchants, Dieu et Diable, Enfer et Paradis, tout ce monde binaire, sans positions intermédiaires ainsi que les angoisses sur le futur, avec son extrémité qu’est la fin du monde, sont toutes les perceptions qui envahissent le psychotique schizophrène. Il est normal que les religions les aient intégrées, les croyances sont les relais des perceptions psychotiques.
Il est temps de ne plus vénérer cette maladie extrémiste. Que diriez-vous si l’on vénérait le cancer, le sida… toutes ces maladies qui rongent le malade, sa famille et la société.
En terminer avec la schizo : même si l’on n’a pas encore le vaccin, lorsque l’on a la clé, va-t-on rester dans cette irréalité encore des milliers d’années ?
Si l’on vous a fait croire qu’un Saint-Esprit et une vierge ont pu créer un enfant qui va sauver le monde, alors, il est temps de ne plus vous faire manipuler ; c’est un délire mystique psychotique. Celui que l’on nomme Jésus-Christ, comme tous les enfants, le fils de ses parents et certainement, après l’adolescence, en perception hallucinatoire comme tous les jeunes pris dans cette « maladie ».
Le plus grand danger qui menace le monde, c’est la schizophrénie des croyances.
En France, chaque année, 8000 jeunes entrent dans cette maladie ; il est temps de faire comprendre ce mal et sa relation avec le mystique et donc de faire de la prévention par l’explicatif.
Un père en prise avec cette « maladie de la croyance totalement mystique».
Maurice Champion – http://monsite.orange.fr/champion20.
(Si Jeanne d’Arc avait compris que la psychose parlait, Elle ne serait pas allée à Reims.)