Multiplication des annonces
populistes d'un côté, silence radio de l'autre. Le pouvoir sarkozyste durcit la
justice des mineurs, réprime impitoyablement les
plus faibles et remplit les prisons. Mais il oublie dans le même temps
entièrement la délinquance en col blanc et la corruption. Tolérance zéro pour
les uns, maximale pour les autres. Ce faux paradoxe
d'une justice à deux vitesses est bien illustré par un rapport de l'association
Transparence International France (leur site est ici) qui est rendu public ce
mercredi 22 juin, et que Mediapart a pu lire en avant-première.Intitulé « Etat de droit
menacé : l'indispensable réforme de la justice financière », ce
dossier de 51 pages a été réalisé par une équipe de magistrats, avocats,
policiers et juristes membres de TI France. Leur premier constat est catégorique: les moyens
matériels et humains pour lutter contre la corruption ne sont plus là.Ainsi, depuis plusieurs
années le nombre de policiers spécialisés en matière financière diminue, et les
mutations incessantes d'un service à l'autre entraînent une perte de mémoire et
de savoir. Pire : la sous-direction des affaires économiques et
financières de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), d'abord
rattachée à une structure plus large en 2006, a été purement et simplement
supprimée en 2009. « L'identité économique et financière a ainsi été
totalement effacée », écrit TI France.« Cette suppression a entraîné la
via www.mediapart.fr