Les
récentes révélations de Mediapart mettent le Sénat en panique. Semaine
après semaine, élus et
hauts fonctionnaires voient leurs petits secrets s'ébruiter. Alors, mercredi 13
juillet, faute d'avoir pu identifier nos sources, la haute assemblée
a déposé plainte pour «vol» de documents et «abus de confiance», «à
l'encontre de tous auteurs, co-auteurs et complices». Visés: non pas
Mediapart, qui accomplit son devoir d'informer, mais ceux qui ont,
depuis l'intérieur de la maison, pris le risque de nous communiquer des
copies de notes de frais douteuses ou de salaires mirobolants.L'objectif des questeurs − qui signent la plainte au nom de cette étrange appellation «l'État-Sénat» − est parfaitement assumé: traquer nos sources, pour les
intimider et colmater les fuites en urgence. Le palais du Luxembourg,
qui entretient la plus grande opacité sur la gestion de ses deniers
publics, peut espérer que le procureur du tribunal de grande instance de
Paris ouvrira une enquête préliminaire dans les semaines à venir.
via www.mediapart.fr