À quoi peut donc ressembler un dernier 14-Juillet? L'ultime 14-Juillet du premier mandat d'un président de la République rêvant de réélection, sans avoir jamais connu de «cohabitation»? Pour retrouver un tel cas de figure, il faut mettre sa mémoire sur son trente et un: se transporter en 1980, M. Giscard régnant.
Il y avait à l'époque un supplément de tralala: la France célébrait le centenaire de l'adoption du 14-Juillet comme fête nationale par la IIIe République. La Ire République avait relégué le tout frais anniversaire de la prise de la Bastille parmi un système complexe de célébrations, sans lui assurer de prépondérance. La IIe République avait choisi la date emblématique du 4 mai, rappelant à la fois l'ouverture des États généraux de 1789 et celle de sa propre Assemblée constituante de 1848. La IIIe République, par la voix de son Père Fouettard originel, Adolphe Thiers dit «Foutriquet», ne voulait pas entendre parler du 14-Juillet, qui redonnerait des couleurs à la Commune, exterminée de versaillaise façon.
En 1878, profitant des festivités organisées pour la troisième Exposition universelle parisienne, le régime instaure le 30 juin comme fête de la paix et du travail. Les drapeaux tricolores pullulent en ce jour et, selon les frères Goncourt, même les corbillards étaient pavoisés. Claude Monet a immortalisé ce 30 juin 1878 en deux toiles, l'une représentant la rue Montorgueil (visible au musée d'Orsay) et l'autre la rue Saint-Denis (exposée au musée des Beaux-Arts de Rouen).
Mais dès 1880, le 14-Juillet supplante définitivement le 30 juin comme fête nationale. À l'époque, Le Figaro prend très mal cette substitution: «Le choix malheureux de la date du 14 juillet a mécontenté beaucoup de Parisiens que la commémoration de quelques têtes placées au bout d'une pique ne pouvait charmer. La fête du 30 juin, toute consacrée à la glorification de l'Industrie et du Travail, ne rappelait au contraire que de glorieux souvenirs, ne soulevait que de nobles espérances.»
via www.mediapart.fr
M giscard allait manger chez les français et françaises M chirac aimait la téte de veau M mitterrand reçevait des baladins à l élysées ,M sarko adieu veau vache cochon il a mal appris ses récitations de M lafontaine.