Jean-Luc Mélenchon tend la main aux syndicats | Rue89

Le postulat est énoncé par Eric Coquerel, secrétaire national du Parti de Gauche : pour « changer les choses », il faut « être uni dans les luttes et dans les urnes ». Faire travailler ensemble des militants politiques et syndicaux quand ils ont des objectifs communs. Une évidence ? Certes. Sauf que cette stratégie n'a pas été appliquée depuis une éternité.

« On a été trop loin dans la neutralité »

« Il y a en France une énorme prévention des syndicats vis-à-vis des partis politiques. Ils gardent un mauvais souvenir de l'époque où des liens très forts unissaient la CGT et le PCF, la CFDT et le PS », explique l'historien du syndicalisme Stéphane Sirot. Il va plus loin :

« De la prise de distance entre syndicats et partis, on est passé dans les années 1990 à une prise de distance du monde syndical vis-à-vis des sujets qui ont une teneur politique. »

Didier Le Reste, le secrétaire général de la CGT Cheminots – qui, comme l'ex-leader de la FSU Gérard Aschieri, a rejoint ce « Front des Luttes » – ne dit pas autre chose :

« Je pense qu'on a été un peu trop loin dans la question de l'indépendance et la neutralité politique. Ça a conduit à une certaine dépolitisation, cela a contribué à affaiblir le rapport de forces. »

Il raconte aussi les psychodrames déclenchés par la décision des cheminots CGT de prendre position contre le traité instituant la communauté européenne (TCE) en 2005. « Pour nous, c'était logique, on se battait depuis des années contre la libéralisation des transports. » Mais prendre ainsi parti, lui ont expliqué nombre de camarades, ce n'était plus du syndicalisme, c'était de la politique…

« Récupération » de candidats en campagne

Six années ont passé et aujourd'hui, même si certains, comme Alex Jamain, président du Comité de soutien des salariés grévistes de la Fonderie du Poitou, répètent que « la politique, c'est la politique, et le syndicalisme, c'est le syndicalisme », la plupart des syndicalistes contactés regrettent le degré d'éloignement entre les deux mondes.

Il est devenu tel que certaines mobilisations n'arrivent même plus à trouver de relais politiques – « hormis les défilés de candidats en campagne qui tentent de faire de la récupération sur notre dos », grogne Xavier Lecoq, représentant CFE-CGC d'Arcelor-Mittal à Florange (Moselle).

Un temps, reconnaissent-ils, Besancenot a été un porte-voix efficace. Puis il est passé de mode et son successeur, Philippe Poutou, est jugé « sans charisme ».

Désormais, « il manque une courroie de transmission entre les syndicats et les partis politiques », résume Johnny Groutsche, délégué CGT des Fralib de Géménos (Bouches-du-Rhône)

« Courroie de transmission »

via www.rue89.com

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Timo Tzulesha
Timo Tzulesha
14 années il y a

Bonjour Monsieur,
Rien à voir avec Mélenchon, même si cet article est intéressant.
Je voulais juste vous emmerder un peu: Quelle est la différence entre un ectoplasme et une âme dans un corps?
Aussi flou qu’est Artaud, peut-on dire une âme dans un corps? Une âme dans un ectoplasme, plutôt.
Ne reniez pas l’ectoplasme, il n’y a aucune honte à en être un.
Sinon, vous devriez arrêter de lire Artaud, et plutôt contempler Beigbeder, cette âme dans son corps. Dans le sien, et son âme la sienne.
Je hais Beigbeder, l’âme, les corps.
J’adore Artaud, non pas pour son âme, mais pour l’ectoplasme qu’il laisse, etc etc…
Ciao.

moustik2
moustik2
14 années il y a

j ai regardé sur le dico ,ectoplasme communément c est une personne sans consistance un peu comme la purée en flocon, pour faire une bonne purée bien consistante patates oeufs beurre et un peu de lait 30 grammes de sel par litre volumétrique et éventuellement du bon gruyére rapé vous pouvez poivré aussi c est selon vos gouts et vous serez calé donc consistant.

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