Rigueur, austérité ? «Ce sont des mots que je ne prononcerai pas», réplique-t-il. «La rigueur, ce serait baisser les salaires et les retraites. Je m’y refuse», insiste-t-il, plaidant pour une «gestion rigoureuse» de la France. Et de rappeler au passage que les pays qui n’ont pas entrepris les réformes, comme l’Italie et l’Irlande, le payent aujourd’hui par des baisses de salaires de leurs citoyens.
Pour le budget 2012, «il n’y aura en aucun cas une hausse généralisée de la TVA. Cela pèserait sur la consommation, le pouvoir d’achat et cela serait injuste». Et il profite de l’occasion pour réviser lui-même la prévision de croissance pour 2012. Ce sera 1%, assène-t-il, comme en Allemagne, ce qui signifie «qu’il faut trouver de 6 à 8 milliards d’économies». Mais s’il exclut une hausse généralisée de la TVA, il élude la question sur la création d’un nouveau taux intermédiaire, confirmant les propos de François Baroin, selon lequel «rien n’est arbitré».
«Folie». Au fil de l’exposé, il affûte aussi ses piques contre la gauche. Discrètement d’abord : «Mon rôle de président de la République n’est pas de parler, de commenter les événements. C’est de prendre des décisions.» Puis de façon plus explicite : «Quand, en 1983, on passait l’âge de la retraite de 65 à 60 ans, les Allemands faisaient l’inverse.» Tout comme en 2001, quand «les 35 heures ont ruiné la productivité du pays». Les 35 heures, insiste-t-il, «une folie et une catastrophe sociale et économique».
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