« Cela fait trois ans qu'on existe, on va finir comme les Restos du cœur : on pensait ne durer qu'un temps mais, malheureusement, on a toujours besoin de nous. »
C'est avec cette triste boutade que l'animateur Raphäl a inauguré la cérémonie des « Y'a bon Awards » ce lundi, au Cabaret sauvage à Paris.
Créés par l'association Les Indivisibles, dont Rue89 est partenaire, les « Y'a bon Awards » récompensent les pires dérapages xénophobes et/ou racistes tenus par des personnalités médiatiques.
Devant un parterre de célébrités telles que le rappeur Stomy Bugsy, l'humoriste et chroniqueur Didier Porte ou la chanteuse Princesse Erika – tous membres du jury – six authentiques Bananes d'or ont été remises aux auteurs de déclarations les plus scandaleuses (s'il en est qui le sont moins que d'autres).
► Catégorie « Finalement, c'est pas si dur d'être raciste »
C'est Jean-Paul Guerlain qui l'emporte grâce à ces propos désormais célèbres tenus sur le plateau du journal de 13 heures de France 2, le 15 octobre 2010 :
« Pour une fois, je me suis mis à travailler comme un Nègre. Je ne sais pas si les Nègres ont toujours tellement travaillé, enfin… »
Le rire de la présentatrice Elise Lucet avait alors laissé le public perplexe. (Voir la vidéo)
► « Les envahisseurs III »
Deux vainqueurs se partagent ce prix décerné depuis la création des « Y'a bon Awards ». Il s'agit de Bruno Larebière et du romancier Pascal Bruckner.
En juin 2010 sur i>Télé, le rédacteur en chef du journal d'extrême droite Minute avait déclaré, durant l'émission « Ménard sans interdit » :
« Je me demande s'il n'était pas plus facile de circuler en 1940 sous occupation allemande que de circuler à la Goutte d'Or un vendredi. » (Voir la vidéo, à la quatrième minute)
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