Trois heures plus tard, la dépêche AFP est completée avec la version bien plus nuancée de la préfecture qui évoque«un petit attroupement de quelques gamins, à proximité du commissariat, qui ont allumé des pétards.» Et indique que «des petites fusées de feux d’artifices ont été projetées à un moment vers les policiers». Pour la préfecture, «c’est plus une connerie de gamins désœuvrés qu’une opération programmée».
Mais ces propos mesurés ont peu d’écho. Dès le dimanche après-midi, c’est la version du policier qui est reprise en boucle avec un minimum de précautions. «Vingt personnes attaquent un commissariat» titre France Soir. La Croix de lundi (rédigée dimanche) débute son article en soulignant «qu’une marche de plus a été franchie, ce week-end, dans l’échelle des violences qui sévissent quotidiennement entre certains jeunes habitants des quartiers populaires et des policiers».
Voici comment l'émission du mercredi 6 juillet 2011 est présentée : Un commissariat à Champigny cible d’engins incendiaires, un camion de la Banque alimentaire "fouillé" à Marseille. Ces incidents ont visé les forces de l’ordre. Et quelque que soit leur gravité, la contestation de l’autorité semble de plus en plus systématique. Quelques jours après l’interpellation de deux mineurs soupçonnés d’avoir participé à la "fouille" d’un camion de la Banque alimentaire, à l’entrée d’une cité des quartiers Est de Marseille, dans les Bouches-du-Rhône, pour "vérifier qu’il n’y ait pas de policiers cachés à l’intérieur", plusieurs cocktails Molotov ont été lancés sur un parking situé à proximité du commissariat de Champigny-sur-Marne, dans le Val-de-Marne. Le bâtiment n’a pas été touché mais une voiture a été légèrement endommagée. (Copie effectuée le 8 juillet)
Pas de rectification, malgré le fait que les cocktails Molotov sont devenus depuis des pétards.