Non, Anders Behring Breivik, auteur présumé de la double attaque du 22 juillet, n'est pas d'extrême droite, écrivent de nombreux blogueurs. La preuve : il est franc-maçon. Plus encore : les médias « dominants » passent sous silence son appartenance franc-maçonnique.
« L'extrême droite fantasme la maçonnerie comme un grand rassemblement mondial alors que la franc-maçonnerie n'est pas univoque », souligne Yannick Cahuzac, spécialiste de l'extrême droite sur le Web.
« Que Breivik ait appartenu à une franc-maçonnerie templière n'est pas un argument pouvant remettre en cause son appartenance à l'extrême droite, d'autant que la maçonnerie des pays du Nord et d'Allemagne est teintée de christianisme. Mais ça suffit pour nourrir le discours complotiste. »
L'hebdomadaire Minute, du 27 juillet, tient également à rétablir la vérité : Breivik est maçon mais aussi « pro-gay et sioniste ». Non, il n'est définitivement pas d'extrême droite mais est « un Norvégien complètement fou […] qui n'a pas supporté la métamorphose brutale de son pays en société multiculturelle avec tous les désagréments que ça comporte ».
► Un nouveau Carpentras
Pour les blogueurs, il est entendu qu'Oslo est une nouvelle affaire Carpentras. En 1990, après la profanation d'un cimetière juif, les médias et plusieurs responsables politiques avaient un peu trop rapidement montré le FN du doigt.
Egalité et réconciliation, site antisioniste fondé par l'écrivain Alain Soral, publie une analyse des réactions des politiques français aux attentats d'Oslo pour conclure au scandale :
« L'évènement majeur n'était pas dans l'incident lui-même mais dans son exploitation. Monté en épingle le jour-même, l'affaire prendra une ampleur nationale et le Front national est immédiatement montré du doigt […].
Le traitement des évènements tragiques d'Oslo, éclairé à la lumière de cet épisode passé, semble de nouveau être un bel exemple d'instrumentalisation. »
Riposte Laïque, mouvement qui refuse toute étiquette politique, a pourtant recours à la même rhétorique. Dans un édito intitulé « On ne nous refera pas le coup de Carpentras », la gauche est accusée de délire et de diffamation pour l'affaire de la profanation aussi bien que pour celle d'Oslo. L'auteur, Roger Heurtebise, en profite pour désigner les véritables coupables :
« Ce “coup de Carpentras” norvégien et européen pourrait même se retourner contre ses auteurs. C'est l'avis donné sur Euronews par Mariano Aguirre, un responsable du Centre pour la Paix à Oslo. Il explique que cet attentat aura des effets dans la politique norvégienne, particulièrement laxiste (“ multiculti ”, vivre-ensemble, etc.)
En effet, selon lui, cette attaque “ porte un message politique fort ” contre le gouvernement norvégien estimé “ trop
via www.rue89.com
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