Pourquoi la «droitosphère» pour 2012 souffre t-elle de faiblesses structurelles ? La jeunesse « dorée » est infinitésimale, leurs « idées » et leurs arguments le sont presque autant ! – Libération

«Droitosphère» vs «Gauchosphère»

Immédiatement, le terme est repris par plusieurs blogs politiques. Depuis cette date, il était peu ressorti, jusqu’aux récentes polémiques. Le 17 mai dernier, dans un billet posté sur son blog, l’attaché parlementaire de droite Samuel Authueil, très présent sur Internet depuis de nombreuses années, estime que le nouveau pure player Atlantico, qui a multiplié les «révélations» sur DSK, peut devenir le «navire amiral de la droitosphère»: «C'est encore un peu tôt, mais il peut être le lieu où se retrouvent  les gens de droite présents sur internet», explique-t-il. Sans préciser d’ailleurs qui sont «ces gens de droite».

Au téléphone, il tente de mettre du sens: «La droitosphère, c’est ce qui n’est pas la gauchosphère, la centrosphère MoDem, la réacosphère, la cathosphère ou la fachosphère, qui ont toutes des identités marquées. Sur le segment centre-droit, il n’y a rien, ou il n’y avait rien. La droitosphère ne peut se comprendre qu’en creux par rapport aux autres. De fait, moi je suis dedans, mais c’est par défaut, parce qu’il faut bien que je sois quelque part».

Si quelqu'un doit incarner cette «droitosphère», depuis début mai, c'est sans doute Arnaud Dassier. L'homme est l’un des fondateurs minoritaires du pure player Atlantico (lire l’article de Libération sur ce nouveau site d'information). Mais, surtout, celui qui avait travaillé pour la campagne Internet de Sarkozy en 2007 a été l’un des premiers à relayer l'article d’Emery Doligé sur les photos de la Porsche et le premier à reprendre l’info de Jonathan Pinet, annonçant que DSK avait été arrêté à New York.

Une semaine plus tard, «après avoir reçu plusieurs insultes et menaces, mais rien de grave», il estime que ces événements ont eu au moins un effet: «l’espoir a changé de camp. Il y a quelque temps, la «droitosphère» se cachait un peu». Même si, pour lui, «ce terme n’a pas beaucoup de sens». Il juge qu’avec Internet et le nouveau rapport à la mondialisation que cela entraîne, il ne faut plus penser en terme de droite/gauche mais en terme de conservateur/réformateur. Toutefois, par «facilité, on peut coller des étiquettes». Il veut bien coller celle de droite par exemple sur le blogueur hashtable, le «vrai libéral», Koztoujours, le «chrétien», Authueil ou le Mal Pensant, «sur la ligne UMP plus classique». Certains écrivent pour Atlantico maintenant. On peut ajouter à cette liste les sites 24heuresactu ou Contrepoints.

Des «militants hors cadre»

Matthieu Creux est l’un des deux blogueurs du Mal Pensant. Il était encore il y a peu membre des Jeunes Populaires. Il voit la «droitosphère» comme un regroupement de «militants hors cadre», «pas forcément dans la promotion de Sarkozy». Selon lui, «il ne faut pas la réduire à ce que Copé et Lancar veulent en faire. Ca restera avec des gens qui se disent de droite, mais qui sont aussi libres

Arnaud Dassier va dans le même sens: «Je ne m’interdis pas de dire du mal de Sarkozy. Il y a trois ans, par exemple,

via www.liberation.fr

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