Jean-Michel. Les radars devaient être des outils de préventions dans des zones dites accidentogènes. Pourquoi leurs suppressions, si ce n’est pour l’argent?
Chantal Perrichon. Il n'y a plus ces points noirs dont on en parlait il y a trente ou quarante ans: ils sont en voie de disparition. Actuellement, les radars sont implantés sur des zones où des portions de routes dangereuses, souvent des dizaines de kilomètres de route droite, et les conducteurs s'étonnent de voir parfois sur ces routes des silhouettes noires qui témoignent d'un accident. Ces routes semblent absolument sans danger: les gens roulent vite, et s'y tuent.Pervenche. Souvent les radars sont placés là où, presque immanquablement, on n'a pas le temps de ralentir et on se fait flasher, que pensez-vous de cette pratique-sanction?
Nous avons demandé que les radars soient installés en concertation avec les commissions rassemblant les différents acteurs de la sécurité routière et les usagers des départements. Il faut savoir que les radars ne sont pas des pompes à fric. L'insécurité routière coûte à notre pays, à nous tous donc, 24 milliards d'euros. Les radars «rapportent» 500 millions d'euros, 200 millions servent à la maintenance, 300 millions sont réinjectés pour la sécurité routière, ce que nous avons exigé dès le départ. Il faut rappeler que grâce à la mise en place des radars, 25.000 vies ont pu être sauvées depuis 2002 dans notre pays, et que 25.000 personnes ne vivent pas actuellement avec un très lourd handicap.Yrpo. Je vois sur le site de la sécurité routière que 85% des tués le sont en rase-campagne. J'ai pourtant l'impression que les radars sont essentiellement sur autoroute. Quelle est la répartition des radars autoroute-départementales?
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