Les baby-boomers nés dans les années 1940 ont été vernis : leur jeunesse a rimé avec plein-emploi, hausse du niveau de vie et large accès à la propriété… Tel est le constat relayé par un rapport de l'Insee publié jeudi 16 juin 2011, au sujet des inégalités entre générations depuis le baby boom. Ces "enfants gâtés de l'histoire" – qui arrivent aujourd'hui à l'âge de la retraite – sont-ils pour autant la cause de tous les maux de la jeunesse des années 2000 ? Michèle Dion, professeur de démographie à l'Université de Bourgogne, nuance quelque peu cette vision en rappelant que le baby-boom est loin d'avoir profité à tout le monde, de la fin de la Seconde Guerre mondiale au premier choc pétrolier de 1973…
Il y a baby-boom et baby-boom…
"Les générations nées jusqu’à la fin des années 1940 ont largement
bénéficié de la croissance économique : les conditions d'emploi étaient
favorables à l'entrée sur le marché du travail, le niveau de vie
augmentait régulièrement, l'accès à l'éducation était de plus en plus
fréquent et la propriété d'un logement facilitée" : voilà comment l'Insee introduit son rapport dédié aux "Inégalités entre générations depuis le baby boom" (Voir document joint), cette fameuse période courant de 1946 à 1966, souvent associée à la bonne santé économique des Trente Glorieuses,
qui a vu la fécondité faire un bond phénoménal dans l'Hexagone. "Puis
nous avons assisté à un phénomène d'écho : toutes les filles nées en
1946, 1947 ou 1948 parviennent elles-mêmes à l'âge de fécondité et,
même si elles ont individuellement moins d'enfants que la génération
précédente, le fait qu'elle soient si nombreuses compense… En France,
pendant 28 ans, nous avons donc de gros effectifs de naissances entre
1946 et 1974", commente Michèle Dion, professeur de démographie à l'Université de Bourgogne.Ces progrès se sont fortement ralentis – voire interrompus – pour
les générations des années 1950 et 1960. "Ces dernières ont été
confrontées aux deux chocs pétroliers de 1973 et 1979
puis aux périodes de mauvaise conjoncture du début des années 1980 et
du milieu des années 1990", note le rapport de l'Insee. Une analyse
corroborée par Michèle Dion, qui considère que "l'on parle toujours des
générations du baby boom comme si elles étaient homogènes, comme si
cela avait toujours été le bonheur !". Et de préciser :
"Personnellement, je suis née en 1947 et je fais donc partie de ces
générations "chanceuses et veinardes". Mais il faut bien voir que ceux
qui sont nés à la fin du baby boom, eux, ont toujours été dans la
crise. Les enfants de 1970 avaient cinq ans au premier choc pétrolier
et cela ne s'est jamais arrangé ! Aujourd'hui on nous parle de la crise
de 2008-2009 mais moi qui était déjà adulte à cette époque, j'ai
l'impression que la crise économique dure depuis 1975. En réalité, ceux
qui ont vraiment profité de tout sont les jeunes nés jusqu'à la fin des
années 1940 : ils se sont bien amusés pendant mai 1968 tout en ayant un travail et un bon niveau de vie…".Etudier plus pour travailler plus (tard)
Aujourd'hui, la corrélation entre obtention d'un diplôme et accès à
l'emploi est par exemple très différente de l'ère du baby boom… En
effet, le niveau de diplôme a progressé de génération en gé

je crois que ceux ces années 50 60 ont eu la chance de connaitre un peu de liberté et sont moins déstabilisé par la société qui offre tellement à regarder ,ces générations antérieurs devraient se poser la question ,si j étais né ou née bien aprés et que mes premiers regards seraient un écran plat ou une belle voiture de sport sur lequel on ne peut appuyer sur la pédale d accélérateur ,ce temps qui va si vite mais qui n a plus de moyen à offrir sinon que de régresser à avant avec moins de liberté ,avant on révait devant un vieille écran mais maintenant méme avec un plat ultra plat tout numérique c est difficile de réver .