Si on mettait en place un système de licence globale pour légaliser le partage d’œuvres culturelles, obligerait-on tous les citoyens à y contribuer financièrement, même ceux qui ne téléchargent pas ? Comment serait réparti l’argent entre les acteurs de l’industrie musicale ? Quel député soutient ce projet le plus fermement ? Depuis quand l’Adami a-t-elle pris parti pour cette solution ? Mais qu’en pense la Sacem ? Et d’abord, quelle est la différence entre licence globale et contribution créative ? Alors, on sèche ?
Pas de panique : le Medialab de Sciences Po Paris va nous sauver la vie. Les étudiants du cours sur la « Cartographie des Controverses Scientifiques » viennent d’ouvrir le site ultime pour répondre à toutes les questions que l’on se pose (et même celles auxquelles on n’avait pas pensé) sur ce nouveau modèle économique qui fait son chemin depuis 10 ans déjà. Le résultat est miraculeusement aussi clair, complet et passionnant à lire que le sujet est complexe. Les étudiants expliquent cette volonté de rendre ce débat intelligible à tous : « c’est une controverse sur laquelle le « public fantôme » de Walter Lippmann, qui n’a ni l’« appétit d’encyclopédiste » ni le « temps infini devant lui » nécessaires à la compilation des sources d’information disponibles doit pourtant se positionner en connaissance de cause. »
via www.ecrans.fr
