Alors que l’écart de revenus entre les riches et les pauvres n’a jamais été aussi grand depuis la fondation de la République populaire, l’affaire a fait scandale. Elle a été dévoilée, la semaine dernière, sur le microblog d’un présentateur de la télévision officielle CCTV, avant de faire le tour d’Internet. «La Cité interdite, qui appartenait naguère au peuple, est devenue un repaire de riches», s’indigne un internaute. Après avoir démenti plusieurs jours «ces rumeurs infondées», la direction du musée de la Cité interdite a admis hier l’existence de ce cénacle de nantis. Des photos montrent sur Internet des membres du club en goguette, vêtus d’habits princiers. Ces soirées se seraient déroulées à l’insu de la direction, assurent les responsables du musée.
Cette initiative n’a toutefois rien de singulier. Dans un pays où 60% du PIB est concentré entre les mains de 0,03% de la population, selon le bureau national des statistiques, les clubs de millionnaires foisonnent. L’un des moins connus est l’Assemblée nationale populaire. Les 70 députés les plus riches (sur un total de 2 987) disposent tous ensemble d’une fortune de 493,1 milliards de yuans (58 milliards d’euros), révélait en mars le mensuel Hurun report. Cette colossale concentration de milliardaires est d’une ampleur sans commune mesure. Aux Etats-Unis, les 70 membres les plus fortunés du Sénat et de la Chambre des représentants cumulent à peine 3,52 milliards d’euros… soit 16 fois moins que leurs homologues chinois.
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