Jeremy Rifkin : « Partageons l’énergie comme l’information », ce que la jeunesse du monde fait et va faire | Rue89

« Une nouvelle conscience pour un monde en crise », sous-titre : « La Civilisation de l'empathie », qui vient de paraître en français (Les Liens qui Libèrent, 29 euros) fera-t-il date ? Si l'on en croit le devenir des précédents essais du président de la Fondation pour les tendances économiques, c'est probable.

Depuis les années 70, celui qui fait profession de conseiller des grands de ce monde assène quelques vérités, qui lui valent d'être critiqué. Ainsi :

Venu à Paris pour parler de l'émergence d'une nouvelle civilisation, Jeremy Rifkin, conseiller de la gauche américaine et européenne, a cet art d'annoncer les catastrophes à coup de données précises et de sourires malicieux. Devant les journalistes qu'il reçoit à la queue leu leu dans un grand hôtel parisien, il reprend l'histoire de l'humanité à peu près au début.

La couverture de "Une nouvelle conscience pour un monde en crise" de Jeremy Rifkin.Pour faire simple, sa thèse est la suivante :

« Nous sommes, j'en suis convaincu, à la veille d'un tournant historique vers un climax de l'économie mondiale – son passage à un état autostabilisant – et vers un repositionnement fondamental de la vie humaine sur la planète. L'âge de la raison s'efface, place à l'âge de l'empathie. »

« Un monde qui se mondialise est en train de créer un nouveau cosmopolitisme, dont les identités et les affiliations multiples couvrent toute la planète. Les cosmopolites sont l'avant-garde, si l'on veut, d'une conscience biosphérique naissante. »

« Il y a une autre histoire possible »

On peut être convaincu ou pas quand il nous cite en exemple Neda, la manifestante iranienne devenue icône, les images d'un tsunami soulevant en quelques heures une vague de peine et de solidarité, ou l'empathie pour les ours polaires sur la banquise fondante. Quand Rifkin a vu passer le « tremblement de terre » financier de l'été 2008, il a annoncé qu'il y aurait des « répliques ».

Spectateur placide de la volonté de puissance sans limite, il chuchote, presque amusé, que « l'on continue de sous-estimer la vitesse à laquelle on va disparaître, ça fait peur ». Ainsi, le « peak oil », c'est-à-dire le moment où la production de pétrole atteint son

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