Des pans entiers de la Sécurité sociale livrés aux assurances privées (1)

46 millions d’habitants des États-Unis ne disposent, aujourd’hui, de strictement aucune assurance maladie. La réforme de l’assurance maladie annoncée dans le programme de Barak Obama devait permettre d’en finir avec cette dramatique anomalie dans le pays le plus riche du monde.

C’était sans compter avec le lobby des assurances privées qui a réussi à faire reculer Obama et à lui faire abandonner son projet d’accroître largement la part des financements publics de l’assurance santé. Il lui a fallu, pour l’essentiel de sa réforme, s’en remettre aux assurances privées et à quelques mesures régulatrices. Résultats, selon deux chercheurs de l’OFCE, Christine Rifflart et Vincent Touzé [1] : cette réforme laisserait toujours, en 2019, « 23 millions de résidents américains sans assurance ».

Et ce n’est pas fini, le lobby des assureurs privés qui a largement contribué au financement des « Tea parties » et de la victoire des Républicains à la chambre des Représentants compte bien maintenant sur ces nouveaux élus pour détricoter, un à un, tous les fils de la fragile réforme d’Obama.

La leçon de cette courte histoire est évidente : quand la santé d’un pays est entre les pattes des assurances privées, il est extrêmement difficile de leur faire lâcher prise quelque en soit l’intérêt pour la santé publique. C’est pourtant le moment que choisissent Sarkozy et son gouvernement pour tenter de livrer aux assureurs privés des pans entiers de notre Sécurité sociale.

Le recul des retraites par répartition ferait le bonheur des assureurs privés

Dans leur offensive contre nos retraites, en 2010, le gouvernement Sarkozy et le Medef ont un triple objectif : ne pas augmenter le déficit public et garder à la France la note « AAA » que lui attribuent les agences de notations, ne pas augmenter les cotisations sociales patronales, accroître la place, laissée par un nouveau recul de la retraite par répartition, aux assurances privées et à leurs fonds de pension.

Les fonds de pension sont pourtant une catastrophe pour les retraites, qu’ils soient individuels ou qualifié de plan de retraite d’entreprise (PERCO). Les somme qu’ils recueillent sont jouées en bourse et instaurent une « retraite-casino » qui, au cours des 20 dernières années, a réduit à la portion congrue les pensions de million de salariés japonais, britanniques ou des États-Unis. Au gré de l’éclatement de la bulle immobilière de Tokyo, des faillites de gigantesques entreprises telles que Maxwell, Enron, Worldcom ou Tyco, de l’éclatement de la bulle spéculative sur les nouvelles technologies de l’information et, surtout, du désastre de la dernière crise financière.

Mais le gouvernement comme le MEDEF se soucient comme d’une guigne du sort des retraités. Ce qui compte pour eux, ce sont les profits que les banques et les assurances privées réaliseront grâce au placement de leurs fonds de pension ou autre « épargne-retraite ». Ils ne peuvent plus supporter qu’un champ annuel de plusieurs centaines de milliards d’euros soit laissé à la solidarité, au salaire indirect. Il leur faut, à tout prix, se faire une large place dans le financement des retraites. Les groupes privés, comme le fameux groupe Malakoff-Médéric qui a pour délégué général Guillaume Sarkozy (le frère aîné de Nicolas), jouent maintenant des coudes pour s’emparer du magot et profiter du recul (momentané) des retraites par répartition.

Le MEDEF ne veut d’ailleurs pas en rester là. Ce sont maintenant les retraites complémentaires, l’ARRCO et l’ARGIC, qu’il veut faire reculer, à leur tour, pour laisser une place toujours plus importante aux fonds de pensio

via www.democratie-socialisme.org

0 0 votes
Évaluation de l'article
S’abonner
Notification pour
guest
7 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
Porte-parole Malakoff Médéric
Porte-parole Malakoff Médéric
15 années il y a

Bonjour,
Nous avons pris connaissance, via une alerte google, de votre article du 7 février intitulé
« Des pans entiers de la Sécurité sociale livrés aux assurances privées. » Vous y évoquez le groupe Malakoff Médéric comme étant un « groupe privé ».
Pour votre information, nous tenons à vous préciser que le groupe Malakoff Médéric est un groupe de protection sociale, paritaire et mutualiste, à but non lucratif (pas d’actions, pas de dividendes, pas de stock options. Tous ses dirigeants sont salariés).
Paritaire, signifie qu’il est gouverné par des administrateurs issus tant des 5 grandes confédérations syndicales de salariés (CGT, CGT-FO, CFE-CGC, CFDT et CFTC) que des organisations patronales.
Ses excédents sont intégralement consacrés au développement de ses services en cohérence avec ses valeurs, notamment au travers de son action sociale.
Pour mieux connaître notre groupe, nous vous invitons à aller sur notre site : http://www.malakoffmederic.com
Très cordialement
Le porte parole du groupe Malakoff Médéric

moustik2
moustik2
15 années il y a

les syndicats sont ils aussi bien représenté? L ARCCO ET L ARGIG SUIVANT LES SECTEURS DE PRODUCTIONS les employés n ont pas les mémes couvertures en matiére complémentaire retraite qui n implique pas seulement le systéme complémentaire de retraite mais l aléa de la vie qui selon une échelle de cotisations est censé donner des droits ,bien sur la cotisation couvrant le maximum a été escompté de part ces secteurs ou de part le peu de profit qu elle évoque en conséquence le secteur pauvre ne peut adhérer au légitimes conditions qui lui sont du car ne regroupant pas assez d intérét ,le syndicat salarial est il présent et actif dans ces secteurs je le craint quand on voit toutes ces disparités en matiére de droits ,un ex: dans le batiment il y a une grande stabilité en matiére de droit de maladie de complémentaire retraite agissant méme dans les cadres nominatifs éxtérieurs bien que le marché de la construction a failli étre en grande difficulté il y a quelque années la main tendu des livret A leur a permis de retrouver sérénité il était inconcevable que l un des premier secteur de spéculation soit grevé il fallait lui tenir la téte hors de l eau ,ce qui n est pas le cas pour bien d autres secteurs toujours l intérét il ne faut pas le nier c e’st comme ceci que fonctionne le soit disant représentatif des représentants ,toujours piocher dans la poche du cotisant le plus démuni ,alors comment expliquer les écarts de cotisations par la masse c est cela donc la réponse car il ni en a pas d autre ,et lorsque des fonds de retraites par répartition ne peuvent plus payer leur retraites on fait appelle a la générosité du secteur privé, l équilibre sociale est bien loin d étre acqui pour tout les travailleurs ,on peut discuter de chiffres réelles ,bien sur que le systéme mutualiste est un sens heureusement encore qu il est un peu d oeuvre pour l oeuvre c est le primaire indispensable a cette notion mutualiste ,on peut discuter sur les mutuelles étudiantes ou autres groupes privés et voir les disproportions de méme dans le batiment,l étudiant n est pas riche c est pour le moins louable mais pour le reste les bonnes intentions ne suffisent pas etc….

moustik2
moustik2
15 années il y a

bonjour ,je ne connais pas le groupe MALAKOFF MEDERIC,mais il me paraitrai intéressant de voir les échelles de cotisations et fourchette d avantage en proportion d autre groupe privé afin d avoir une interprétation de la valeur réelle de cotisation dans le but non lucratif et des disparités en conséquence des régimes privés

moustik2
moustik2
15 années il y a

je n avais pas vu tout ces http:/ il y a de la lecture ,ça fait peur on se croirait chez le notaire ou un juriste d affaire ça n en finit jamais

moustik2
moustik2
15 années il y a

décidément j ai pourtant mes lunettes et je n avais pas vu http:/www.malakoffmederic.com joli présentation cela donne envie ,j irai faire un tour pour voir et tout les http bien sur c est pas mon truc ,quand j étais enfant tout les ans on m offrait un livre de la bibliotéque verte je lisais la premiére ligne et opp je sautais au milieu du livre une petite ligne enfin la fin du livre une derniére ligne et j avais lu le livre ne me demandé pas ce que racontais le livre je n en sais rien

moustik2
moustik2
15 années il y a

l assurance privé ,il me reste un grand doute lorsque l on voit que ses assureurs qui modifie leurs closes au vu de certain risque il l on fait pour étre exact ,il précéde le risque pour mieux se soustraire c est absolument légale en la matiére ,il ne sont pas la pour perdre de l argent méme si le risque est infime ,il cadre de mieux en mieux ,avec cette gestion j ai beaucoup de mal à croire la bonne cause qu il servirait ,dans les affaires pour gagner il faut étre un requin ceci sert le profit du moment ,une instabilité sociale engendre sur le long therme un gouffre financier et ses conséquences et disparités je ne pense pas que ce type de libéralisme sans cadrage ne résistera au aléa du monde ,la spéculation est à outrance a de loin dépassé le but initial des marchés financiers elle spécule méme sur des valeurs inexistentes de la valeur de support ,on ne pas étre rétribué de ce qui n éxiste pas …

Translate »
7
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x