Créateurs de « Crise » – et aucune responsabilité politique et juridique ?- Libération

Le gouvernement et des économistes américains ont cherché à remettre en cause la crédibilité de l’agence de notation Standard and Poor’s en parlant de ses «erreurs» dans les chiffres, mais celle-ci a répliqué qu’elle émettait plutôt un jugement politique.

La décision de l’agence vendredi de sortir les Etats-Unis du cercle restreint des pays «AAA» a provoqué des réactions amères.

«S’il y avait une note +quadruple A+, c’est celle-là que je donnerais aux Etats-Unis», lançait l’homme d’affaires Warren Buffett sur l’antenne de Fox Business News.

Vendredi soir, des sources gouvernementales ont expliqué aux journalistes que S&P se trompait dans les grandes largeurs, en détaillant ses fautes de calcul. Le Trésor a donné un chiffre de 2.000 milliards de dollars, le montant dont seraient surestimés les déficits budgétaires jusqu’en 2021.

La presse ne s’est pas attardée sur ce sujet technique, ne cherchant pas à comparer les mérites respectifs des projections des uns et des autres. Elle ne s’est pas aventurée non plus à parier si les taux d’intérêt allaient rester stables ces dix prochaines années, comme le pense l’exécutif, ou monter, comme le craint Standard and Poor’s.

Après «une journée d’échanges furieux dans le débat entre l’administration Obama et S&P», le Washington Post concluait que la décision de l’agence «était autant une critique politique qu’une conclusion financière».

Les sources gouvernementales suggéraient aussi que l’analyse de S&P posait problème en dramatisant les dissensions entre élus, mises de côté quelques jours auparavant pour voter un compromis budgétaire bipartite au Congrès.

Tensions entre élus

via www.liberation.fr

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