Le bilan économique et social de la présidence Sarkozy est
tout entier résumé par ces statistiques, que vient de publier l'Institut
national de la statistique et des études économiques (Insee): le nombre
des pauvres a franchi en France en 2009 un nouveau record pour atteindre le
chiffre de 8,2 millions de personnes (+337.000 par rapport à 2008) tandis le niveau de vie médian des
Français est resté bas, s'élevant à 19.080 euros annuels, soit
1.590 euros par mois. L'étude (Insee Première, n°1365,
août 2011) publiée mardi 30 août dresse donc, en creux, un constat accablant de la politique suivie par le chef de l'Etat: des riches de plus en plus nombreux et de plus en plus riches, des pauvres de plus en plus nombreux et de plus en plus pauvres!On pourrait penser qu'il n'y
a là rien que de très normal: c'est en effet dans le courant de cette année
2009 que la crise financière et économique planétaire a fait sentir ses effets
les plus violents, faisant le lit du chômage et opérant une grave ponction sur
tous les revenus. Il était donc prévisible que le niveau de vie des Français
en pâtisse, des plus riches jusqu'aux plus modestes.Et pourtant, non! Car cette étude met en évidence les effets sélectifs de la
crise: du fait de la politique économique et sociale, elle a d'abord frappé les foyers les plus faibles et les plus
démunis. Face à la crise, le gouvernement a fait
le choix de l'ajustement social: alors que les revenus des entreprises
(et surtout des plus grandes) se sont très vite redressés sous l'effet
notamment de plans de soutien à l'activité, alors que les très hauts revenus n'ont cessé d'être
cajolés avec notamment la suppression partielle de l'impôt de
solidarité sur la fortune, les plus bas revenus n'ont profité
d'aucune de ces attentions. Sous l'effet d'une crise économique historique,
ce sont eux d'abord qui ont été atteints.
via www.mediapart.fr