Elle n'a pas tourné autour du pot. «J'ai décidé de présenter ma candidature à la direction générale du Fonds monétaire international», a déclaré Christine Lagarde en ouverture de sa conférence de presse, annoncée au tout dernier moment, hier soir.
La ministre de l'Economie, qui n'envisage pas de quitter Bercy pour le moment, est déjà entrée en campagne pour décrocher le poste. «Si j'étais élue, j'apporterais au Fonds toute mon expérience, de dirigeante d'entreprise, de ministre, de femme», avec «enthousiasme», «détermination» et «l'esprit d'équipe».
Elle a salué à plusieurs reprises le travail de l'ancien directeur, Dominique Strauss-Kahn, qui a démissionné le 18 mai.
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Quoiqu'il arrive le 10 juin, jour où la commission des requêtes de la Cour de justice de la République doit dire si elle ouvre une enquête contre la désormais candidate, dans le cadre de l'affaire Tapie, Lagarde «[maintiendra] sa candidature». «Car j'ai toujours agi dans l'intérêt de l'Etat et dans le respect de la loi», s'est-elle justifiée. «J'ai toute confiance car j'ai la conscience parfaitement tranquille», a-t-elle encore dit.
«Ni la candidate de l'Europe, ni de la France»
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