Arrêt sur images – Un tour chez les vampires, par Alain Korkos

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Le musée d'Orsay présente, du 11 au 27 mars 2011, un cycle de quinze films produits par la Hammer. Née en 1934, cette boîte anglaise produisit à partir de 1957 une respectable quantité de films d'horreur. Le premier fut Frankenstein s'est échappé (The Curse of Frankenstein) de Terence Fisher, avec Peter Cushing. Il fut immédiatement suivi, en 1958, par Le cauchemar de Dracula (Horror of Dracula) tourné par Terence Fisher itou, avec Christopher Lee dans le rôle-titre et Peter Cushing idem. Ce fut le début des années d'or de la Hammer, dix-sept ans de films horribles dont un bon nombre fut consacré aux vampires et notamment à Dracula. C'est à ces grands dentus filmographiques qu'on va s'intéresser ici, à ceux de la Hammer, à ceux d'avant et à ceux d'après.

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Horror of Dracula (Le cauchemar de Dracula) par Terence Fisher, 1958

 

le mot vampire
Le vampire remonte à la plus haute Antiquité, ou presque. En 1725, dans le village de Kisilova en Serbie, un certain Petar Blagojevic mourut à l’âge de soixante-deux ans. On accusa plus tard son cadavre d’être sorti de sa tombe, et d’avoir sucé le sang, slurp, de huit personnes qui en moururent, arg. On déterra son corps, on planta un pieu dans sa poitrine, puis on le brûla pour faire bonne mesure.
Dans le rapport de police, on utilisa pour la première fois le mot « vanpir ».

Sept ans plus tard eut lieu un cas similaire à Medwegya, un village proche de Kisilova. On accusa alors Arnold Paole, un paysan mort d’une chute de charrette, d’avoir contaminé dix personnes. On déterra leurs corps, on les décapita, chtak ! et on les brûla. Un médecin de Vienne nommé Glaser écrivit un rapport à propos de cette affaire, utilisa le mot « vampir ». L'histoire d’Arnold Paole fit le tour de l’Europe, et c’est ainsi que le mot « vampir » ou « vampyr » se répandit. On le trouve, à partir de cette époque, sous plusieurs formes dans différents pays d’Europe de l’est : « upir » en russe, « vapir » et « vepir » en bulgare, etc. D'où vient-il exactement ? On n'en sait rien. C'est un mot qui sonne bien à nos oreilles, voilà tout.

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Horror of Dracula (Le cauchemar de Dracula) par Terence Fisher, 1958

 

les premiers pas du vampire dans la littérature
La toute première histoire de vampire écrite par un auteur dont on connaît le nom est un poème d’Heinrich Ossenfelder intitulé Der Vampir, qui date de 1746. Quelques années plus tard, en 1797, Goethe décrivait, dans la Fiancée de Corinthe, une jeune femme morte-vivante qui se nourrissait de sang. Cela dit, le premier texte vraiment important dans ce domaine est une longue nouvelle intitulée Le Vampire (The Vampyre), qui n'est pas sans rapport avec le monstre de Frankenstein.

Imaginez, un soir pluvieux de 1816, dans un manoir grand-brerton. Déjà, ça fout les chocottes, hein ? Le poète Lord George Byron, un type à la vie plus que bizarre, lance un défi à son ami le poète Percy Shelley, un autre type à la vie e

via www.arretsurimages.net

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