Affaire Cassez: une querelle d’ego à trois voix | Mediapart

Pourtant, de l’impunité qui touche une société victime d’enlèvements, à la vague d’assassinats (plus de 30.000 morts liés au narcotrafic depuis 2006) en passant par la liberté de la presse en péril (voir notre reportage), il était impossible de contourner le sujet. D’autant que les représentations européennes sont toutes «très préoccupées par la situation des droits de l’homme au Mexique», selon des sources diplomatiques à Mexico.

Mais le 10 février dernier, coup de tonnerre. Les juges mexicains de la Cour de cassation déboutent Florence Cassez. Il n’y a plus de recours possible.

Michèle Alliot-Marie se dit « consternée » par une décision « inadmissible », tandis que le député du Nord Thierry Lazaro compare les membres du gouvernement mexicain à des « dictateurs qui ne respectent même pas leur propre constitution ».

Maladresse ! Car au Mexique, « el que se enoja pierde » (celui qui s’énerve perd la partie), un proverbe qu’a très bien compris Florence Cassez, devenue fin connaisseuse du Mexique au fil du temps. « C’est une erreur qui pourrait heurter les Mexicains », a-t-elle déclaré depuis sa prison du sud de Mexico, craignant un transfert vers un pénitencier de haute sécurité, en guise de mesure de rétorsion.

via www.mediapart.fr

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