Suppression du défilé du 14-Juillet: les éditorialistes sont, comme par hasard, sur la même ligne que l’UMPFN – 20minutes.fr

«On ne touche pas au 14-Juillet»: la proposition de la candidate écologiste Eva Joly de supprimer le défilé militaire heurte beaucoup d'éditorialistes ce samedi mais la presse se montre tout aussi choquée par «l'outrance» des réactions à droite. Sans surprise, Libération et Le Figaroont des analyses opposées. Le quotidien de gauche dénonce, sous la plume de Vincent Giret, «le torrent de boue soulevé par les propos plutôt anodins d’Eva Joly».

«La palme de l'indécence» décernée à Fillon

«“Pas Française!”, a tranché en substance un François Fillon que l’on a connu plus inspiré et qui a décroché, hier, la palme de l’indécence en s’aventurant sur le terrain de la binationalité», ajoute l'éditorialiste de Libération, qui «demeure interdit devant tant d’outrance, d’intolérance et d’arguments nauséabonds».

Du côté du quotidien conservateur, Yves Thréard qualifie Eva Joly de «Madame Sans-Gêne (…) persuadée d’être dans l’humeur de l’époque, celle des indignés de tout poil». L'éditorialiste du Figaro voit dans la proposition de la candidate d'Europe Ecologie-Les Verts une «insulte faite aux soldats de l’An II et à leurs successeurs».

Opinion tout aussi tranchée chez Jacques Guyon dans La Charente libre qui estime que «Eva Joly a commis là plus qu'une faute politique, une offense morale» en faisant sa proposition juste après la mort de six soldats français en Afghanistan. «Eva Joly a ouvert une polémique qui ne la grandit pas. Comme si elle était déconnectée des valeurs qui font la France, ce qui est très préoccupant lorsqu’on souhaite être porté à sa tête», renchérit Hervé Chabaud dans L'Union/L'Ardennais.

«Eva Joly aurait dû tourner sept fois sa langue dans la bouche»

Pour François Martin du Midi libre, «Eva Joly aurait dû tourner sept fois sa langue dans la bouche avant de flinguer le défilé militaire». «N'importe quel Français sent cela, avant même de le savoir et de le conscientiser: on ne touche pas au 14-Juillet», s'enflamme Denis Daumin dans les colonnes de La Nouvelle République du Centre-Ouest.

«Ce n’est pas parce qu’Eva Joly a proféré une ânerie qu’il fallait y répondre… au son du canon!», professe néanmoins Jacques Camus de La République du Centre. «Traiter d’anti-France Eva Joly (…) c’est reprendre à son compte les termes de l’extrême droite antisémite d’avant-guerre», rappelle Xavier Panon dans La Montagne.

via www.20minutes.fr

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