Le couteau suisse du foot français possède donc une nouvelle fonction. Président de la fédération depuis samedi, Noël le Graët tentera en dix-huit mois – la durée de son mandat – de redresser la barre d’un navire en crise. Arès Knysna, l’affaire des primes, le licenciement de Raymond Domenech ou des le scandale des quotas, le défi du successeur de Fernand Duchaussoy est de «remettre de l’ordre» au sein de la fédération la plus puissante du sport français avec ses 2 millions de licenciés. «L’objectif est clair, moins on parlera de la FFF, mieux on aura travaillé», clame déjà le nouveau boss du foot français.
A 69 ans, il est l’homme du football professionnel. Le businessman, ancien trésorier et président de la Ligue, compte diriger la FFF comme une entreprise afin de marquer une rupture avec l’amateurisme de ses prédécesseurs. Le Breton est d’ailleurs un patron d’expérience, à la tête d’un groupe agroalimentaire (Celtigel) de 700 salariés jusqu’à l’année dernière. Maire PS de Guingamp de 1995 à 2008, il est également président de l’En avant depuis 2002, aujourd’hui en L2.
via www.20minutes.fr