Primaire écologiste: Pourquoi Nicolas Hulot a t-il échoué ? Parce qu’il aura été un homme de TF1, avec tout ce que cela signifie, et parce qu’Eva Joly est une pointure dans la connaissance des mécanismes de la finance-escroquerie mondiale

«Nicolas a manqué de temps pour expliquer son chemin, de l'écologie associative à l'écologie politique», insiste Christophe Rossignol, un des proches de l'ex-animateur. Après avoir laissé planer le doute pendant plusieurs mois sur son éventuelle participation à la primaire, Nicolas Hulot s'est déclaré seulement mi-avril, à Sevran, après avoir réglé sa situation professionnelle à sa fondation et TF1, où il animait Ushuaïa. Il voulait une primaire en septembre, le parti a voté pour un processus avant l'été. Le premier tour de la primaire s'est tenu entre le 16 et le 24 juin. Un peu court pour faire campagne. La sienne a d'ailleurs mis du temps à démarrer, surtout quand sa principale rivale, Eva Joly, labourait le terrain depuis août dernier et sa déclaration de candidature lors des journées d'été du mouvement à Nantes. Et que, d'après Christophe Rossignol, «Eva Joly a été quasiment investie officiellement par le parti à Nantes». 

Une image brouillée
Pour de nombreux cadres écolos, il n'y a pas de doutes: Hulot est un écologiste sincère, qui a une vraie connaissance globale des problématiques liées à l'environnement. Tout le monde ou presque reconnaît que par sa notoriété, il a aidé à expliquer au grand public la cause écolo, notamment en 2007 avec la signature du Pacte écologique par 750.000 personnes, dont la quasi-totalité des candidats à la présidentielle. Mais pour certains, Hulot n'est pas assez «vert». Sa fondation pour la Nature et l'Homme (ex-Nicolas Hulot) est financée par des grands groupes comme L'Oréal et GDF. Il touche des royalties de la marque Ushuaïa, lancée par TF1… Dans un mouvement qui compte des militants %u2013et des élus- très radicaux, ça n'est pas passé. Il n'a pas réussi à concrétiser en vote son immense notoriété.

Lhomme, le candidat anti-Hulot
L'ex-animateur n'a pas été aidé dans sa campagne par la candidature de Stéphane Lhomme, qui dès le début a présenté son initiative comme destinée à torpiller celle de Hulot. Hulot, «l'homme des multinationales», «l'homme de TF1» et du «bling-bling vert», c'est lui. Ses formules ont fait mouche et une violente campagne s'est engagée contre Hulot, pas préparé à de telles attaques. «C'est intolérable que la candidature de Lhomme, destinée à taper contre Nicolas, ait été acceptée sans même lui demander un parrainage (il n'est pas membre d'EELV ni coopérateur). Je ne comprends toujours pas», réagit Christophe Rossignol. «C'est dur de faire campagne, d'expliquer les enjeux, quand il faut passer son temps à se défendre», ajoute l'élu vert.  

via www.20minutes.fr

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