Ils sont près de 300, presque tous jeunes, installés sur le terre-plein de la place de la Republique à Paris.
A 20 heures, ils ont prévu de retourner à Bastille, lieu qu'ils ont provisoirement délaissé car une manif de soutien aux Ivoiriens leur faisait concurrence. « Ils ont des grosses sonos, on ne s'entendait pas », rigole une étudiante.
Sur des cartons, on lit :
»« Indignez-vous ! » Pour une démocratie réelle, maintenant. » (Voir la vidéo)
C'est le troisième soir qu'ils se réunissent, à Paris. D'abord en solidarité avec le mouvement espagnol. Mais aussi avec l'espoir que l'esprit révolutionnaire gagne la France.
« Nous nous plaçons dans la lignée des révolutions arabes », explique Marie-Anne Favreau, étudiante franco-espagnole, en dernière année de musique au Conservatoire.
Derrière elle, des cuivres jouent la musique des « Temps modernes » de Charlie Chaplin :
« En Espagne, les partis porteurs de changement n'ont aucune chance d'arriver au pouvoir. Mais ici aussi nous sommes loin de la démocratie réelle. »
« On voit qu'ils ne connaissent pas Paris, mais ils sont libres »
Les « révolutions » sur le Web
► La « Spanish revolution »
– Sur Twitter, suivre les « hashtags » ou mots-clés :
– Sur Ustream, suivre le live de Sol.TV, en direct de la Puerta del Sol à Madrid.
– Sur Facebook, « aimer » la communauté « Spanish revolution ».
► La « French revolution »
– Sur Twitter :
Face aux photos des journalistes Hervé Ghesquiere et de Stephane Taponnier, on parle surtout espagnol. Un manifeste est distribué. A la fin, le « hashtag » (ou mot-clé utilisé sur Twitter) #AcampadaParis et l'adresse www.tomalazplaza.net
Au mégaphone, une voix invite, en espagnol puis dans un français mal assuré, à « faire du bruit » sur Twitter.
Un type bondissant raconte sa joie de voir « un mouvement différent, bon enfant ». Il s'appelle Victorino, il a 54 ans et court toutes les mobilisations parisiennes.
« Ces gosses rêvent, on voit qu'ils ne connais
via www.rue89.com
S’abonner
Connexion
0 Commentaires
Le plus ancien