« Encore du poison au menu », l’alimentation empoisonnée pour les plus grands profits de… « Manger peut-il nuire à la santé ? » – Libération

Si vous n’avez toujours pas compris que votre fourchette était devenue la pelle qui creusait votre tombe, c’est que vous ne regardez pas assez la (bonne) télé. Depuis le milieu des années 2000, grand et petit écrans servent pourtant une ration régulière de documentaires traitant de notre nourriture, et, partant, de l’agriculture actuelle et de ses effets.

Pour rattraper ce retard, savourez le documentaire de France 3 sur le contenu de nos assiettes, Manger peut-il nuire à la santé ? élaboré par le réalisateur Eric Guéret et la journaliste Isabelle Saporta (1), qui collabore à Marianne et a travaillé par le passé pour Jean-Pierre Coffe. Avec un tel titre en forme de boutade pour fumeurs, on se doute que la réponse est «oui», surtout si l’on continue à ingurgiter ce que l’on nous sert sans questionner son origine, ni réclamer des comptes sur son mode de production.

Non-sens. Le duo décrypte les choix agro-industriels français, notamment ceux des filières de quatre aliments fétiches : le pain (140 g par jour et par personne), le saumon (2,5 kg par an et par personne), la pomme (20 kg par an) et la viande de porc (35 kg par an et par ménage). Produits selon un système agricole qui favorise quantité, apparence, coût ou efficacité, ces aliments perdent leurs avantages nutritionnels et organoleptiques. Ils nuisent à l’environnement, au bien-être animal et à la santé humaine.

On apprend que les kits de farine complète que reçoivent nos boulangers contiennent des biocides, que les fermes de poissons, concentrationnaires, ne peuvent fournir de la chair de qualité, que l’élevage de porcs est un non-sens environnemental et que la gentille pomme n’est plus si bonne à croquer… Bourrée d’adjuvants, vitamines de synthèse, colorants, pesticides, antibiotiques, etc. notre nourriture est devenue un cocktail chimique que l’on retrouve… dans nos veines. Un constat confirmé par une analyse de sang qui révèle qu’on a beau manger sainement, on n’échappe pas à l’infiltration dans nos corps de substances issues d’un système agricole productiviste en vogue depuis des décennies.

«Pesticides». Autour d’un panel savant composé d’un chimiste, d’un médecin, d’un sociologue ou d’une épidémiologiste, la journaliste interroge les alternatives possibles. Tracer les produits, manger local et bio permet à la fois de se faire du bien mais aussi de soutenir le tissu socio-économique d’une agriculture plus mal en point qu’on l’imagine. «Même si les gens n’ont pas toutes les cartes en main pour changer le monde, ils en ont quelques-unes, comme leurs choix alimentaires, explique Isabelle Saporta. Lâcher les pains industriels complets, les pommes bourrées de pesticides, changer ses habitudes, c’est à la portée de tous et ça peut faire la différence.» En attendant que la différence se fasse, et que les politiques cessent de privilégier une agriculture productrice de merde, on ne peut que suggérer à Eric Guéret un prochain film sur le système de santé français. Celui-ci sera-t-il en mesure de répondre valablement à l’épidémie de cancers que la malbouffe nous mitonne ?

Egalement auteure du Livre noir de l’agriculture (Fayard).

via www.liberation.fr

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moustik2
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14 années il y a

j ai regardé par séquence ,mais comment formuler les choses lorsque pour les produits de premiére necessité le consommateur est attiré par le prix et l aspect visuel,c est assez simple comme technique à la vente ,bien achalandé de multitudes de produits presque identique mais à des prix différents ,visuellement il faut donner envie ,ce que le consommateur à perdu dans ces vastes rayons c est L ODORAT pour bien des aliments pommes carottes etc patates étant trés consommé et le pain bien sur malgré que sa consommation journaliére en 20 ans aie chuté de 40 grammes ,ces produits ont suivit une logique ,l intensivité et mieux vivre .le probléme n est pas aussi simple que l on veut bien le croire,il y a un déséquilibre a chaque filiére ,prenons un secteur de production le pain ,toute la partie de la production agricole à la fabrication ne vivent plus en autonomie,c est un secteur qui est monopolisé qui est décadent au profit des intéréts ,la fabrication est asservi des inégalités de marché et méme une concurence déloyale légale sur les prix de la farine et des dites qualités ,une astreindre voir méme une contrainte de cahier des charges pour le petit envers les puissant ,le reste est la conclusion ,mais il ne faut pas voir les choses aussi simplement,c est tout le systéme qui est à remettre en cause pour manger sain et surtout de qualité car on peut manger sain et de mauvaise qualité

moustik2
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14 années il y a

la pharmacie il y a une cinquantaine d années s est protégé tant d habitant pour une officine ,actuellement elle fait l objet d attaque de la grande distribution sut les produits paramédicales ,dans les années début 70 la grande distribution était une aubaine pour l artisan boulanger il fabriquait pour eux ,bien trop tardivement il s est rendu compte quelle allait devenir une concurence à son égard de méme actuellement les point chaud ou autre enseigne ne fabriquant pas le produit et les produits les cuisant seulement ,le consommateur à trouvé ses facilités dans ces moltitudes de services et ce n est que maintenant que l on s aperçoit qu il y a un probléme fondammentale dans la chaine d éxploitation dans son intrégralité car c est bien dans son intégralité quelle est défaillante ,le systéme l argent a fabriqué celle ci ,discuter sur le prix du pain qui était fixé auparavent ,il y a des salariés dans ce sens la société les gens contribuent à la médiocrité des qualités ,c set un produit de premiére necessité et un produit d appel pour la grande distribution

moustik2
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14 années il y a

les pains industriels complets il sont bien artisanal fabriqué avec de la farine composé ,est ce que le professionnel sait encore composé ses pains spéciaux en tout les cas pas les techniciens, qui achéte ces blés et ou les achétent ils en france? comment les conditionnent ils ,il y a environ 35 000 milles boulangeries à distribués ,par évidence ne serait ce pas le fournisseur à qui il faut demandé la provenance des blés,les poires quand ils traitent il y a la dose aussi ,connaissez vous des personnes qui mangerais des poires non calibrées ou des pommes qui ne brillent pas non calibrées on dirais quelles sont passées au verni ou a la cire ,la cire regardez si vous achetez de la cire pour meuble combien de pourcentage de cire d abeille dans une fiole à secouer 1%

moustik2
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14 années il y a

j ai une anecdote sur la cerise ,cela ferait rire maintenant en 70 on mangeait des cerises 1 kilo environ avec un ami dans le verger d un paysan,on a eu à 2 une amende de 50 francs soit 100 francs de l époque ,j ai ensuite ramassé des cerises c était 5 centimes le kilo récolté pour gagner 5 francs par jour il fallait 100 kilos de cerises ,faite le calcul combien falait il ramasser de cerises pour payer l amende 2 tonnes soit environ 25 jours de travail ,1 mois….elle étaient bio à l époque

moustik2
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14 années il y a

la farine standard servant à la panification est de type 55 elle se décompose comme suit »eau,amidon,protéines GLUTEN,lipide,matiére minéral » je lis à propos du gluten ceci « on considére que ces protéines servent uniquement à nourir la farine pendant la fermentation de la pate « inéxacte , la fermentation permet d obtenir l éfficacité de cette protéine voulu selon des paramétres de bases ,la base étant celle ci température ambiante ,température de la farine , additionné pour les déduire de la base qui est de 55 degrés qui sera la température de l eau une absolu nécessité pour une cohérence sur un travail en direct ,sur pouliche ou sur levain ,la pate en fin de pétrissage qu il soit mécanique ou manuelle ne doit pas dépasser 24 degré,le sel est un régulateur de fermentation ,il se trouve dans une proportion de 30 grammes au litre d eau ,on peut éventuellement aller jusqu a 35 grammes dans les périodes de grandes chaleur il évite une fermentation trop active et désordonné,la farine contient des sucres elle sont absorbé par la fermentation en partie ce qui permet une coloration du pain ,entre autre la fermentation donne gout mie alvéolé et croute,une pate peu fermenté et bourré d additif pour palier au carence du GLUTEN se voit contenir plus de sucre, simple un diabétique mange du pain sans sel parce que le sel absent ne peut réguler la fermentation et les sucres sont absorbés ,le pain sans sel est blanc d aspect sans gout sec trés rapidement ,son aspect blanc et la conséquence que la caramélisation n a pu se faire faute de sucre,ainsi la qualité est encore relative car un pain peu fermenté contient trop de sucre,des multiples technique de panification éxistent ,le matériel qu il soit industriel ou artisanal ne constitue pas une preuve de qualité seul la maitrise du professionnel font la différence ,en su la qualité des farines bien sur ,………

moustik2
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14 années il y a

je voudrais vous parlez de ces professionnels de ses » MAITRES DU PAIN » que vous ne vérré jamais en haut de l affiche car ils ne parlent pas, bien trop occupé car le pain est pour eux plus qu une passion ,ils consacrent leurs vies ne comptant aucune heure ,ils maitrisent l élément aucune dérive ne leur échappent ,les doigts leurs mains ont une sensibilité que l on ne peut égaler ,ils perçoivent et controle cette vie qu ils ont fait naitre ,chaque jour est différent ,car le temps change et leur sens est devenu innés,lorsque l on défourne le pain ont dit qu il chante comme des crépitements de la joie de la perfection ,l odeur est unique celle du bon pain ,lorsqu il s pétrissent la pate seulement en la touchant ils savent sa température ,des grands nom font de la brioche mais n égalerons jamais le savoir faire d un en particulier que j ai connu un ancien il se cachait pour une étape de la fabrication ,lorsque l on coupait la brioche le couteau glissait comme sur du beurre et la tranche envaissait le palais glissant ses parfums ,la nuit est un autre monde de création avec tant de suptilité et peu de mots qui les accompagnent,comme chez les grands chefs de la bouffe’ l art du pain est dans la nuit et reste dans la nuit ,je travaille sans filet

moustik2
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14 années il y a

il est écrit que le prix de la farine est dépendante du prix du blé ,une hausse mondiale du cours du blé 36% 220 euros la tonne de blé soit 22 euros le quintal soit 100 kilos ,on montre des agréculteurs des boulangers qui s éxpriment ,mais seulement une facade de minoterie ,les grands moulins de paris avec 22000 tonnes jours ce n est pas les grands moulins de paris qui m intéresse d autres minoterie broie aussi du blé 300 tonnes jours et d autre plus petite 80 tonnes MOIS et celle qui fait 80 tonnes MOIS peut vendre sa farine environ 25% MOINS chére que les gros à 300 tonnes ,quand on veut faire porter le poids du prix à l agréculteur ou au boulanger il faudrait se préocuper a quel cours le minotier l achéte et combien il revent sa farine c est une question fondamentale ,lorsque l on veut de la transparence il faut que le minotier indique les prix qu il pratique et aprés on peut discuter,car il i a matiére à discuter le sujet est vaste dans les intéréts du cours du blé ….

moustik2
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14 années il y a

la propriété intellectuelle les droits d auteurs serait un non sens si on impliquait 35 heures par semaines , hors il éxiste une propriété de droit que l on peut imputer à l artisan boulanger et à son collaborateur ou ses ,cette propriété ne peut faire l objet de notification d heure de la part des institutions car en dehors des heures il éxiste une maitrise qui ne peut faire l objet de discution de temps de travail pour un produit fini de qualité et pour ceci j exclus tout ces techniciens du pains qui pensent qualité alors qu ils ne fabriquent pas mais se contentent de brasser des farines déja composées avec un systéme de planification structuré sans aucune maitrise des éléments ,l évolution à vu apparaitre de nouveau matériaux sans éléments conducteurs matiére morte compensé par par des humidificateurs entre autre une technique que l on maitrise avec facilité d ailleur nous avons certains minotiers qui proposent des mises à jours ,est ce leur domaine ou leurs farines composées ou spécifiques demandent elles une pratique de spécialisation que le professionnel n est pas en mesure d acquérir? c est une question et non une affirmation une question qui demande des réponses et non de la technique en guise de réponse..le sujet est vaste préalablement pour humidificateur le bois était et reste le meilleur rapport qualité en incluant le principe des droits de l auteur du produit.

moustik2
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14 années il y a

j habite à coté d un petit village qui est producteur de poire pomme aussi il y a plus de 35 ans c était des jolies exploitations ,l évolutions à certaine année à fait que le cours baissait pour contester ils déversaient des tonnes de fruits arrosé de fioul sur les bords de routes ,avant il écoulait leur fruit méme calibré et aussi parfois gréllé ,actuellement beaucoup se mette à vendre à la ferme ou méme sur le bord d un verger lorsqu il récolte les gens s arrétent ,il faut bien se rappeler ce qu était l agréculteur il y a 40 ans des gens comme tout le monde qui on suivi l évolution ,cette soit disant prospérité elle se voit de partout on ne peut le nier ,elle améne à des catastrophes naturelles sur certain cite ,avec des répercutions sur les sols sans passer par la nourriture fondamentalement notre mode de vie est à reconcevoir ,l argent à étre optimisisé pour d autres valeurs qui ne sont pas celle du capitalisme qui asservit à produire pour des profits qui ne sont pas les notres ,tout est lié dans ce monde on ne peut penser modifier en profondeur pour la raison du raisonnable quand la spéculation sur l immobilier ou méme des terres trouvent la raison du spéculateur ou le produit est bafoué et le travail par des promoteurs de l argent ,l argent peut devenir un bien antidémocratique car ceux qui proteste assis sur les rails de chemins de fer peuvent étre indirectement touché par la puissance de l argent méme le viticulteur qui voudrait produire est protéger son terroir ,on ne peut faire simple dans ce monde à reconditioner à des valeurs que l argent à contraint et obligé à s aligner sur le mode de fonctionnement de ses propres intéréts et ils ne sont pas des moindres ,il faut en prendre conscience et acte que méme notre vision est une éxigence que notre mode de vie est aussi un caprice de petit notable fraichement acquis mais pour combien de temps a ce ryhtme ..

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