C'est une enquête particulièrement précieuse que vient de rendre publique le SNPDEN, principal syndicat des chefs d'établissement. Menée auprès d'un panel de 1500 collèges et lycées, elle permet d'observer au plus près du terrain – là où les radars ministériels ne fonctionnent étrangement plus – les conséquences concrètes des 16.000 nouvelles suppressions de postes pour cette rentrée.
Alors que le ministère, année après année, assure que les suppressions de postes – plus de 60.000 depuis 2007 – n'ont aucune incidence sur la scolarité des élèves, le SNPDEN a voulu prendre les devants et interroger les chefs d'établissements sur le coût réel de ces baisses d'effectifs.
Les résultats de cette enquête (lire le pdf en cliquant ici) sont d'autant plus intéressants que, comme a tenu à le souligner le secrétaire général du SNPDEN Philippe Tournier, parallèlement aux opérations de communication du ministère, s'est installée «une opacité croissante sur ce qui se passe à l'école. On a des systèmes d'information dans l'Education nationale dont la caractéristique principale est de n'informer sur rien». Le syndicat a donc interrogé directement ses adhérents pour connaître leur façon de résoudre l'équation : Comment faire toujours plus avec toujours moins ? Quels sont leurs leviers? Qu'ont-ils choisi de sacrifier? Autant d'informations évidemment capitales mais que le ministère se garde bien de collecter, ou de publier.
Première variable d'ajustement pour gérer la pénurie
via www.mediapart.fr