Cet article a été publié dans Le Nouvel Observateur du jeudi 31 mars, sous le titre: "Dans les filets de Marine?"
Qu'arrive-t-il au petit père des reporters ? Agité des justes causes, agent provocateur des droits de l'homme, Robert Ménard s'était hissé au top de la notoriété en défendant la liberté de la presse sur tous les fronts. Il a tiré sa révérence de Reporters sans Frontières à 55 ans, pour ne pas finir comme retraité de son ONG. Deux années, presque trois ont passé et ses amis de gauche ne reconnaissent plus « Bob ». Bien sûr, ils savent son goût pour les saillies, ses réflexes dogmatiques, son côté anar despotique, ils l'ont éprouvé à RSF, mais l'entendre, lui, se faire l'avocat de la peine de mort, souhaiter que ses enfants ne soient pas homosexuels et, au lendemain du premier tour des cantonales sur RTL, « approuver» les électeurs du Front national, ils en sont restés bouche bée. L'impétueux n'en avait pas fini : « Quand on a vu l'affaire MAM à droite et Guérini, le conseiller général des Bouches-du-Rhône, à gauche, on peut se poser des questions sur cette classe politique-là. »
Hé, Bob, où vas-tu ? Serais-tu de ces passeurs d'idées tombés dans les filets de Marine ? Ce n'est pas le petit pamphlet – une vingtaine de pages – qu'il met actuellement sous presse dans sa maison d'édition Mordicus qui va les rassurer. Le titre en est : « Vive Le Pen ! », sortie prévue le 5 mai. Ainsi, il aurait abjuré, se demande la bobosphère médiatique. A moins qu'il ne se soit joué d'eux. Ou de lui-même.
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